AVERTISSEMENT :
L’extrait suivant comme l’ensemble de ceux présents sur ce site internet, a été traduit par l’équipe de Dark-Hunter Francophone d’après le strict respect du texte original. 
Toutefois nous ne sommes pas traductrices professionnelles, le sens d'une phrase peut nous avoir échappé. Si vous trouvez une faute ou une phrase mal construite, n'hésitez pas à nous le signaler par e-mail.


Dark-Hunter #27 - Dragonsworn


Note de traduction : le passage suivant fait suite au précédent (LIRE ICI).
Le passage comportait une énorme révélation que vous apprendrez à la fin du livre "Styxx". Pour ne pas gâcher la lecture, nous avons préféré retirer certains passages. Merci de votre compréhension.

   [...]
   Urian siffla au souvenir bien moins subtil de la position d'Apollymi. 
   "Tu as du courage de venir ici et de me demander d'aider Stryker ou Apollymi et leur donner ce qu'ils m'ont tous les deux pris.
   -Je le sais. Ce qui te montre combien je suis désespérée." Elle déglutit. "Ce ne sont pas les seuls qui sont malades, Uri. Davyn l'est aussi. Il va mourir si tu ne nous aides pas.
   Elle vit  l'incertitude le tourmenter lorsqu'elle mentionna le Daimon qu'il considérait toujours comme sa famille. Bien qu'il Urian puisse être en colère contre ses parents et Apollymi, il ne tournerait jamais le dos à Davyn. Pas après tous ces siècles, ils étaient plus frères qu’amis.
   Pas alors que Davyn avait risqué sa vie pour apporter des informations à Urian.
   Une seule chose était vraie sur son frère : il était fidèle par dessus tout.
   Même au-dessus de sa propre fierté et de son ego.
   Et ils adoraient tous les deux Davyn, ils l’appréciaient pour le rare Daimon qu'il était.
   "S'il te plaît, Urian. J'ai perdu mon mari et mon seul enfant parce que mon grand-père était un bâtard. Je les ai regardés tous les deux être abattus devant mes yeux par la vermine humaine que tu protèges. Sans aucune raison, autre le fait qu'ils nous craignaient alors que nous n'avions rien fait pour attiser leurs soupçons. Nous étions innocents et inoffensifs, ne nous mêlant que de nos propres affaires lorsqu'ils nous ont attaqués. Alors ne pense pas une minute pouvoir comparer ton marché avec ma peine. Parce que crois-moi, mon frère, tu es novice. Tu ne sais pas ce que j'ai traversé dans ma vie mortelle ou dans celle-ci. Je suis désolée pour ce que Stryker a fait à ta Phoebe. Je le suis, mais j'ai perdu trop de temps à me reposer et à regarder les autres se faire assassiner pour ne pas faire quelque chose pour essayer au moins de les aider.
   Urian se figea comme si ses paroles avaient finalement atteint sa douleur, et lui avait ouvert les yeux sur une vérité au sujet de sa sœur qu'il n'avait jamais vu auparavant.
   "C'est pour ça que vous avez torturé Jared, n'est-ce pas ?
   Elle grimaça à sa mention du Sephiroth qui avait été retenu captif par sa mère et sa tante. Encore maintenant, elle avait honte de ce qu'elle lui avait fait pendant qu'il vivait sous leur garde.
   Mais pas complètement. Dans son esprit, il méritait plus que tout ce qu'ils lui l'avaient fait subir.  
   -Il s'est mis dans cette situation de lui-même. Il a conduit ses hommes à se faire massacrer par les dieux mêmes qui nous ont trahis alors que ses soldats mettaient leur foi et leurs vies entre ses mains. Et pour quoi ? Son propre profit. Rien de plus. Il savait exactement combien les dieux étaient déloyaux et ce n'était pas grave pour lui. Seul son marché l’était. Il a laissé ses soldats mourir sous son commandement. Donc oui, j'ai exercé ma colère contre lui quand il est devenu plus que ce à quoi je pourrais faire face. Comment ne pas l’être ? Comment quelqu'un pourrait-il trahir des gens qui lui ont fait confiance comme il l'a fait ? S’asseoir et laisser ses ennemis déchirer ses amis et sa famille. Brutalement. Je me battrais jusqu'à la fin pour un inconnu. Et je suis censé être la méchante ? L'hypocrisie de ce que Jared a fait à son armée me gêne chaque fois que je pense à lui. Il les a tous vendus pour sauver son propre cul. Il n'y a rien que je déteste plus dans ce monde que les lâches.
   -Sauf les humains". 
   Une seule larme glissa sur sa joue alors qu'elle voyait dans son esprit le visage de son bébé. Il avait été si précieux et si beau avec ses cheveux blonds bouclés et ses yeux brillants. Les joues dorées et un rire digne des anges eux-mêmes. Tellement innocent et doux. Médée n'avait jamais vraiment vécu jusqu'au jour où elle avait tenu un peu de paradis dans ses bras.
   Et son cœur l'avait suivi dans sa tombe.
   "Praxis avait cinq ans, Uri. Cinq ans. Et il est mort en agonisant, de leurs mains impitoyables, criant pour que je vienne l'aider pendant qu'ils ... "
   Elle étouffa les mots qu'elle ne pouvait toujours pas prononcer. Pas même après tous ces siècles. L'horreur était encore trop fraiche et crue dans son cœur.
   Le temps n'avait pas corrigé ce qu'ils lui avaient brutalement pris.
   Alors, à la place, elle regarda son frère.
   "Dis-moi, Urian, comment suis-je supposé être saine d'esprit, compte tenu de ce qu'ils m'ont violemment volé ? Le temps ne peut ternir une douleur aussi nette !
   Il la tira contre lui. 
   -Je suis tellement désolé, Dee."
   Ses larmes furent remplacées par la rage, comme toujours. Parce qu'elle ne pouvait pas supporter le poids entier de son chagrin. C'était une émotion sans valeur et horrible qui la rendait faible et vulnérable. La colère la motivait. La rage l'a maintenait en mouvement après la douleur.
   C'était la seule raison pour laquelle elle était encore debout. Pour lutter contre les horreurs qu'elle avait vu dans sa vie et ce qui lui permettait de fonctionner. Elle la nourrissait comme le lait maternel et la maintenait forte. C'est pourquoi elle serra les deux poings. 
   Sa respiration était saccadée, elle l’éloigna.
   "Je n'ai pas besoin de ta pitié. Elle est sans valeur. Tu peux la garder, surtout si tu ne vas pas m'aider. 
   Urian attrapa son bras alors qu’elle était sur le point de partir.  
   -
Attends " Il voulait refuser cette demande. En vérité, il voulait que Stryker périsse dans les flammes. Après tout, le bâtard avait coupé la gorge d'Urian de sang froid et assassiné sa précieuse Phoebe, la seule femme au monde qu'il aimerait jamais.
   Mais Médée avait raison. Il ne pouvait pas permettre de laisser les autres mourir et ne rien faire. Contrairement à Jared, il ne pouvait pas rester debout et voir ses amis être abattus.
  
Pas s'il pouvait les aider.
   "Il y a une chose qui pourrait les sauver.
   -Laquelle ?"
   Il hésita. Non pas parce qu'il ne voulait pas les aider, mais parce qu'il ne savait pas ce que Stryker pourrait faire avec le remède.
   Aucune bonne action ne restait impunie.
   D'une certaine façon, cela allait revenir sur lui. Il le savait. Pourtant, même si c’était le cas, il ne pouvait pas permettre à Médée d’être blessée plus encore qu'elle ne l'était. Elle avait raison. Elle en avait assez vu. Ils étaient en famille. 

   [...] 

   Chaque fois qu'il regardait Médée, il voyait le visage aimant de Dyana. Se souvenait du temps de leur enfance et du jour où ils l’avaient renommée Tannis parce qu'ils ne pouvaient plus supporter d'appeler leur seule sœur du nom de leur tante qui avait permis à son frère Apollon de les maudire et de mourir pour quelque chose qu'aucun d'entre eux n'avait fait.
   Pour le meilleur ou pour le pire, Médée était autant sa sœur que Tannis Dyana. Et parce qu'il l'aimait, il refusait d'ajouter à sa douleur.
   "Je ne sais pas si cela va fonctionner ou pas.
   Médée trépignait d’impatience  
   -Oh pour l'amour de Dieu, dis-le, pour commencer !
   -Une Pierre de Dragon.
   En reculant, elle fronça les sourcils. 
   -Une quoi ?
   -Par manque d'un meilleur terme, c'est une roche enchantée que les dragons détiennent. On suppose qu’elle peut guérir n'importe quoi. Même la mort. Elle a même ramené Max. Je suppose donc que cela pourrait aussi guérir de cette peste.
   -Où en as-tu une ?
   -Tu as de la chance, il y en a une ici.
   La joie revint dans ses yeux noirs.
   -Où ?
   Il était visiblement embarrassé car c’était le dernier endroit où il voulait être.  
   -Ce sera dure de la choper, parce qu’elle appartient à Falcyn.
   -Cette grosse bête que j'ai rencontrée plus tôt ?
   Il acquiesça.
   -À ma connaissance, c'est la dernière qui existe. Tout le reste a été détruit ou perdu.
   Médée gémit à voix haute alors que son estomac se contraignait à penser qu'il fallait négocier avec Falcyn pour quelque chose de si rare. C’était foutu.  
   -Génial. Alors, comment puis-je obtenir cette chose ?
   -
Un conseil ? Demandes poliment."

  

 


Texte original © Sherrilyn Kenyon - 2017
Traduction © Dark-Hunter Francophone

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